>> Logement précaire, bulle immobilière, happenings en tous genres
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>>Fumigène avril 2007 : Jeudi Noir : le glossaire du ministère de la crise du logementLe petit bréviaire de la grande crise du logementAPL : Les aides personnelles à la personne sont en vogue depuis les années 1970, au détriment des « aides à la pierre ». L’idée est de « solvabiliser » les ménages modestes, à grands coups de milliards (14 milliards cette année !). Le problème, c’est que les propriétaires anticipent et augmentent leurs loyers en proportion, si bien que 50 à 80 % des APL finissent dans la poche des propriétaires… Borloo (Jean-Louis) : Le prestidigitateur du logement parvient à faire croire que le logement est une grande priorité du gouvernement. Pourtant, l’effort de la collectivité, en baisse, est passé en dessous de la barre des 2 % du PIB. Les aides à la pierre depuis 2002 ont chuté de 30 % et cette année le budget de Borloo est en baisse pure et simple. Démolitions : L’Agence nationale de rénovation urbaine a prévu de démolir, d’ici à 2013, la bagatelle de 250 000 logements sociaux, au nom de la lutte contre « les ghettos », sans demander leur avis aux habitants. Accessoirement, c’est une aubaine pour les maires qui veulent réduire le nombre de pauvres sur leur territoire. Expulsions locatives : Ca marche bien en ce moment : 100 000 jugements d’expulsions cette année, 10 000 expulsions avec le concours de la force publique : un record ! La trêve hivernale s’achevant ce mois-ci, on va recommencer à mettre des gens à la rue parce qu’ils ne peuvent plus payer leur loyer. Fracture générationnelle : Les jeunes de moins de 25 ans dépensent en moyenne quatre fois plus d’argent que les vieux. Alors que les jeunes ont moins d’argent et vivent dans des logements plus petits. Bref, ce sont surtout les jeunes qui paient la bulle immobilière ! Investissement locatif : Pour doper la construction, la droite baisse les impôts des riches, en échange d’une mise en location de leurs logements, pour quelques années, à un prix (très) légèrement inférieur au prix du marché. De Robien avait même prévu des défiscalisations sans contrepartie sociale, qui coûtent 400 millions d’euros par an à l’Etat, et coûtent aussi cher par logement que la construction d’un logement social ! Super-prioritaire : La toute nouvelle loi pour le « droit au logement opposable » promet un logement pour tous les prioritaires (menacés d’expulsions, mal-logés, SDF…). En réalité, une commission de médiation peut trier, sans critère, les prioritaires urgents et les prioritaires « non-urgents » qui n’auront droit à rien. Les « super-prioritaires » pourront être dirigés vers un simple hébergement. Une belle arnaque… UNPI : L’Union nationale de la propriété immobilière pense que les propriétaires, qui n’ont jamais été aussi riches que depuis la bulle immobilière, devraient l’être encore un peu plus. Par exemple en supprimant l’ISF, en prévoyant un « bail à l’essai » sur le modèle du CPE, Vacance : Il y a officiellement plus de deux millions de logements vides (sans parler des bureaux) en France, alors que l’on compte dans le même temps 100 000 SDF et 1,4 millions de demandeurs de logements sociaux en rade. Face à cela, les pouvoirs publics refusent de réquisitionner ou de surtaxer les logements vides. Jeudi Noir |