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>>Le Ministère de la crise du logement à la rencontre de l’UNPILe Ministère de la crise du logement à la rencontre de l’UNPI : Quand Super-prioritaire rencontre Super-propriétaire...Venez assister à la rencontre entre Super-prioritaire et Super-propriétaire Lundi 26 février, à 9h30, Autour du thème remis au goût du jour par l’UNPI : “La France, tu l’aimes ou tu la quittes” L’UNPI organise un petit-déjeuner de chantage à la délocalisation, à 9h30 à la gare du Nord. L’union des propriétaires proteste contre une fiscalité qu’elle juge assomante, et menace de s’exiler en Belgique, comme de vulgaires Johnny Haliday... Le Ministère de la crise du logement juge cette opération médiatique, à deux pas du Canal Saint-Martin, particulièrement choquante, puisque les propriétaires immobiliers n’ont jamais été aussi riches qu’aujourd’hui. En effet... Les bailleurs ont bénéficié des défiscalisations comme le dispositif « De Robien » constitue la quintessence d’une mesure coûteuse, contre-productive et totalement anti-sociale. 450 millions d’euros sont partis en fumée cette année pour ce type d’investissement locatif sans contrepartie sociale en termes de plafond de loyers ou de ressources. La ruée vers cette mine d’or a contribué en quelques mois à un renchérissement du prix du foncier et de la construction. L’Indice de référence des loyers (IRL) autorise une hausse des prix deux fois supérieure à l’inflation, sans parler de l’absence d’encadrement des baux à la relocation. La Constitution reconnaît la supériorité du droit de la propriété sur le droit au logement. C’est d’ailleurs ce qui a justifié le jugement du TGI de Paris qui demande l’expulsion du 24 rue de la Banque La taxe sur les logements vacants reste quasiment indolore pour les propriétaires, puisqu’elle ne rapporte que 20 millions d’euros par an, pour 2 millions de logements vides (Insee). Du côté de l’aide à l’accession à la propriété, les prêts à taux zéro et surtout l’allongement sans fin de la durée des prêts dope artificiellement la solvabilisation des ménages, qui s’endettent sur plusieurs générations pour alimenter encore et encore la hausse des prix. Quand les prix flambent, les pouvoirs publics et les banques arrosent d’essence ! Enfin, l’augmentation des aides personnelles au logement, pour solvabiliser les ménages modestes atterrit directement dans la poche des propriétaires. Dans les villes étudiantes, l’introduction des APL a eu pour conséquence automatique une soudaine augmentation des prix des petits appartements destinés aux jeunes. D’après l’économiste Gabrielle Fack, 50 à 80 % des APL sont en réalité de pures et simples subventions aux propriétaires. Si l’on ajoute le scandale de l’hébergement chez des marchands de sommeil prohibitifs financé par les pouvoirs publics, au final, dans les dépenses publiques consacrées au logement, combien aboutissent à aider ceux qui en ont besoin ? C’est pourquoi, à l’heure du café, les militants du ministère de la crise du logement viendront offrir le champagne aux propriétaires de l’UNPI, pour fêter cette décennie en or, qui a vu les plus pauvres transférer leurs richesses aux plus riches. Vive la bulle immobilière ! Retrouvez la suite de nos débats et actions : http://ministeredelacrisedulogement.org/index.php/debats-et-actions/ http://www.ministeredelacrisedulogement.org Deux compte-rendu : http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/logement/2007/02/des_confettis_p.html et : Piratage de conférence de presse à l’UNPI Le commando festif du ministère de la crise du logement est retourné à l’abordage, lundi 26 février, de la crise du logement et de ses profiteurs. Avec une méthode qui avait déjà fait ses preuves avec Jean-Louis Borloo : le piratage de conférence de presse. Et une cible efficace : l’UNPI, la célèbre Union nationale de la propriété immobilière. L’UNPI, et son président, Jean Perrin, c’est tout un poème… Mais si, l’UNPI, souvenez-vous, les humanistes qui proposaient un bail précaire, sur le modèle du CPE, à l’essai… L’UNPI : les gentils propriétaires altruistes révoltés par l’idée formulée par de Villepin d’organiser des testing au moment des locations, au nom du droit « à choisir son locataire » (sic). L’UNPI, les amis des locataires qui proposent de « passer de la vacance de logement subie à la vacance choisie » (re-sic) Bref, l’UNPI, à la base, c’est pas nos potes. Mais nous, sympas, vous nous connaissez, on a décidé de leur rendre visite. Les propriétaires avaient donné rendez-vous à la presse ce lundi matin dans des salons cossus de la gare du Nord, pour une pathétique opération de chantage à l’exil vers la Belgique. Pourquoi ? Mais parce que les propriétaires sont étouffés par la fiscalité française, que diable ! Vous avez bien lu : les bailleurs, qui n’ont jamais gagné autant d’argent, qui profitent de la bulle immobilière pour se sucrer sur le dos des locataires, des pauvres et des jeunes, qui augmentent leurs loyers chaque année, qui reçoivent des subventions à gogo (les défiscalisations de l’investissement locatif « De Robien » coûtent aussi cher à l’Etat que des logements sociaux, sans contrepartie sociale pour les bailleurs, sans parler des APL, dont la moitié voire les trois quarts vont subventionner les bailleurs…), eh bien oui, ces braves gens osent se plaindre ! Déguisés en journalistes, les impétueux militants se sont glissés dans la foule en colère. Jean Perrin tonne au micro : « Nous sommes matraqués. Les candidats ne veulent pas taxer le travail, alors ils taxent le capital. Et le capital, c’est nous ! » L’ennemi du jour, ce sont la taxe foncière et bien sûr l’ISF, l’impôt sur la fortune, « l’impôt le plus énervant, même pour ceux qui ne le paient pas ! ». Les propriétaires, entre eux, se refilent des bons conseils : pour frauder l’ISF, il vaut mieux sous-déclarer son patrimoine que ne rien déclarer du tout, parce que le redressement fiscal est moins douloureux si on se fait attraper… Les activistes de Jeudi Noir enchaînent les questions embarrassantes et plombent un peu l’ambiance de la conférence de presse avec des préoccupations aussi futiles que la crise du logement ou les expulsions locatives. Jean Perrin ne se démonte pas, sous les vivas d’une foule entièrement acquise à sa cause : « Le droit au logement, d’accord, mais il y aussi le droit au paiement des loyers ! » Ecoeurés, nous tombons le masque et inondons le premier rang de confettis en prenant le micro. A la guerre comme à la guerre. Jean Perrin, dégoulinant de cotillons, réagit avec humour, mais ses troupes sont moins joueuses que lui. La plupart des honorables propriétaires sortent de leurs gonds et nous incitent à prendre le risque de devenir propriétaire au lieu de nous plaindre. Avec quel argent ? Une dame affirme avoir acheté « un immeuble » sans argent, juste en s’endettant. Faudra que je vérifie avec mon banquier demain, mais j’ai pas l’impression qu’il sera d’accord… Hors micro, c’est carrément plus trash. La crise du logement, d’après Dédé, une figure haute en couleur de l’UNPI, « c’est la faute aux voyous » (et aux toxicomanes) qui ne paient pas leur loyer (en réalité, les impayés représentent à peine 2 % des locataires). Jean Perrin en rajoute une couche sur les bénéficiaires de minima sociaux, « les fonctionnaires » comme il les appelle, qui peuvent gagner 1 300 euros en procréant à tout va, et reçoivent plus en aides au logement que le coût de leur loyer. Si vous en voulez encore, le match retour aura lieu à domicile, au 24 rue de la Banque : Jean Perrin a déjà annoncé sa présence… |
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