Communiqués de presse
communiqués de presse du collectif Jeudi Noir
Une réquisition pour faire monter la pression (Jeudi Noir – DAL)
Le jour même où le projet de loi sur le logement de Cécile Duflot commence son examen au Sénat, Jeudi Noir et Droit Au Logement dévoilent mardi 11 septembre une grande opération de réquisition, au coeur de Paris dans un lieu stratégique de 1500 m².
Alors que de plus en plus de précaires sont jetés à la rue par la crise sociale, alors que les prix du logement n’ont jamais été aussi indécents, alors que l’Etat ne joue toujours pas son rôle pour reloger les ménages éligibles au DALO (Droit au logement opposable) et ferme les portes de centres d’hébergement pendant l’été, des immeubles entiers en excellent état restent vides toute l’année. Certains comme le nôtre sont même éclairés et chauffés au coeur de l’été.
Jeudi Noir et Droit Au Logement prennent leur responsabilité, et relogent à la place de l’Etat des familles sans logement et des jeunes précaires. La crise du logement fait rage, le gouvernement doit agir fortement et rapidement, nous attendons de lui dans l’immédiat :
- Le respect du droit à l’hébergement inconditionnel de toute personne sans logis, et son maintien jusqu’au relogement
- Un renforcement de la loi Duflot sur le logement, pour que des logements vraiment sociaux (PLAI et PLUS) soient prioritaires dans le cadre de loi SRU et dans la destination des terrains cédés par l’Etat, et non les faux logements sociaux que sont les PLS et les logements en accession à la propriété.
- - Un plan d’urgence de mobilisation des logements et bureaux vides, publics et privés, qui passerait par une taxation vraiment dissuasive de la vacance (bureaux compris), des solutions d’intermédiation locative sociale pour les propriétaires et bien sûr également par des réquisitions des biens les plus scandaleusement vacants.
Cette réquisition sera également un test pour le nouveau pouvoir et la gauche : oseront-ils procéder à des expulsions de mal-logés qu’ils dénonçaient vigoureusement voici quelques mois quand elles étaient menées par la droite ?
Nous pensons notamment aux ministres:
- Benoît Hamon (venu en soutien à Jeudi Noir rue de la Harpe et avenue Matignon) http://www.jeudi-noir.org/2011/01/09/hamon-et-huchon-a-matignon-pour-soutenir-jeudi-noir/ et http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Huchon-et-Hamon-soutiennent-Jeudi-Noir-253489
- Aurélie Filipetti (en soutien place des Vosges et avenue Matignon) http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110215.OBS8065/les-reactions-a-l-expulsion-de-jeudi-noir.html,
- Thierry Repentin (en soutien place des Vosges et avenue Matignon)
(http://thierryrepentin.typepad.fr/blog/2011/01/jeudi-noir-interpelle-les-consciences.html), - Cécile Duflot, venue soutenir Jeudi-Noir place des Vosges (http://ile-de-france.regions-europe-ecologie.fr/5-la-campagne/107-en-visite-chez-jeudi-noir-cecile-duflot-met-le-logement-au-coeur-de-la-campagne/0ebe99a67f15ba14554e7251cbe368b5/)
- et… sans oublier le président François Hollande, venu soutenir les mal-logés de la rue de la banque, en 2007 (http://www.wat.tv/video/hollande-parmi-mal-loges-rue-1dpyh_2exyh_.html)
Réponse mardi 11 septembre – rdv général devant le 24 rue Saint Marc (métro Bourse – 75002)
contact@jeudi-noir.org
sec@droitaulogement.org
Loi Duflot : Un petit pas pour la ministre du Logement, pas encore un bond de géant pour les mal-logés
Bien mais pas top. Le projet de loi sur le logement social présenté par Cécile Duflot est une avancée dans le bon sens. Punir les maires récalcitrants au logement social, augmenter les objectifs, céder les terrains de l’Etat pour faire des HLM : après le décret d’encadrement des loyers, voici encore des victoires à ne pas bouder, après tant d’années d’immobilisme et d’attaques.
Mais, en l’état, ce projet de loi est clairement insuffisant. Pour commencer à résorber la crise du logement, nous demandons aux parlementaires de le renforcer sur plusieurs points déterminants :
- Limitation voire interdiction des faux logements sociaux dits “PLS”, pour que les logements construits soient réellement sociaux, et non pas destinés à des classes moyennes aisées. Et quota minimum de logements très sociaux dits “PLAI” à atteindre
- Quintuplement effectif des pénalités contre les maires en retard, sans les conditionner à un hypothétique arrêté de carence des préfets
- Application d’un quota de HLM de 10 % à toutes les communes de plus de 1500 habitants
- Obligation pour les communes en retard sur la loi SRU de capter des logements dans le parc privé pour reloger des DALO en intermédiation locative
- Quota de HLM obligatoire dans chaque programme immobilier dans les communes soumises à la loi SRU
- Et tant qu’on y est, amélioration du décret sur les loyers en obligeant les bailleurs à mentionner le montant du loyer précédent, pour faire réellement appliquer la limitation des hausses des baux à la relocation.
Au-delà de ces améliorations de la loi, tout dépendra aussi des financements débloqués par l’Etat, sous forme d’aides à la pierre suffisantes et de prêts à taux bonifiés grâce au doublement promis du livret A.
Sur ces sujets, la frilosité du gouvernement, qu’elle soit budgétaire ou face au lobbying des banques, nous incite à la plus grande vigilance. Quant à la baisse des loyers promise, on ne l’oublie pas, pas plus que la lutte contre les abus des bailleurs ou des agences immobilières.
Jeudi Noir ne désarme pas. Rendez-vous pour un rassemblement-action mardi 11 septembre à 12h30 devant le Sénat !
contact@jeudi-noir.org
6 septembre 2012
Agences de listes : le P.A.P. qui valait 300 euros
Rdv samedi 1er septembre 2012 à 15 h au métro Voltaire, devant la mairie.
“A quand un Jeudi Noir des agences de listes ?” Cette question, le collectif Jeudi Noir la posait il y a cinq ans jour pour jour (”A quand un Jeudi Noir des agences de listes ?” Jeudi 30 août 2007)
Hier, l’UFC-Que choisir, au terme d’une enquête approfondie et impitoyable, a révélé l’étendue de l’arnaque. D’après leur enquête, chaque année, dans toutes les grandes villes de France, de vraies-fausses agences immobilières font payer entre 150 et 400 euros à de jeunes précaires innocents pour consulter des annonces périmées, sans la moindre garantie de résultat, alors qu’on trouve les mêmes dans le P.A.P. (De particulier à particulier) pour 2,95€.
Les contrôles de la Direction des fraudes (DGCCRF) n’y ont rien fait. Nous attendons de la part de la ministre du Logement Cécile Duflot et du ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon une action ferme et résolue contre ces requins de l’immobilier à la petite semaine.
Évitons aux jeunes de se faire bouffer le bras et la main qui tient le portefeuille, interdisons les agences de listes pour le plus grand bonheur des kiosques. Les agences de listes ne sont pas des agences immobilières : fermons-les !
L’arnaque des agences de liste est révélatrice des abus de l’ensemble de la profession immobilière (en 2007 une enquête de la DGCCRF révélait 77% d’infractions sur le millier d’agences contrôlées). La loi Hoguet réglementant le secteur des services immobiliers date de 1970, elle doit être modernisée! Ces arnaques témoignent également de la pénurie criante de logements adaptés aux étudiants. Les loyers du parc privé des petites surfaces sont toujours aussi aberrants, et les places en cité U toujours aussi rares : 1 pour 13 étudiants en France !
Rendez-vous samedi 1er septembre 2012 à 15 h au métro Voltaire devant la mairie.
Confettis, mousseux, et Discoking seront de la partie. Si voulez retourner une agence façon équipe de handball après jeux olympiques, rejoignez-nous !
contact@jeudi-noir.org www.jeudi-noir.org
Prochaine étape : la baisse des loyers indécents !
Jeudi Noir se félicite du retour à un encadrement des loyers à la relocation annoncé par Cécile Duflot, mais cela ne suffira pas à revenir à des loyers raisonnables. D’autres réformes, autrement plus ambitieuses, restent indispensables.
L’encadrement des baux à la relocation est une revendication ancienne de Jeudi Noir, qui aurait dû, pour empêcher l’inflation des dernières années, être mise en œuvre dès notre création en 2006, aux plus beaux jours de la bulle immobilière, quand les hausses de loyer à la relocation frôlaient les 10 %. Pendant la dernière décennie, les locataires se sont appauvris et les bailleurs, qui n’arriveront pas aujourd’hui à nous faire pleurer, se sont enrichis comme jamais.
550 euros par mois hors charges pour une chambre de 10 m² sous les toits. Une simple annonce du PAP* parmi tant d’autres suffit à démontrer la nécessité de réguler les loyers stratosphériques du parc privé. Or, avec le décret annoncé, ce loyer indécent ne pourra pas augmenter plus vite que l’inflation, certes, mais il restera tout autant indécent.
Jeudi Noir met donc en garde le gouvernement : cette simple mesure ne saurait suffire à faire atterrir les loyers. Il faudra tout d’abord vérifier son application, donner au locataire la capacité de saisir un juge et en finir avec les « meublés », un statut dérogatoire qui laisse une très grande liberté au propriétaire pour augmenter les loyers à sa guise.
Surtout, il faut pouvoir ramener les loyers chers dans la moyenne, en fonction d’un miroir des loyers inspiré du modèle allemand, qui n’a jamais fait fuir les bailleurs privés, bien au contraire. Mieux même : les militants de Jeudi Noir se préparent à la prochaine bataille : une véritable baisse des loyers, jusqu’à -20 %, conformément aux promesses de la majorité durant la campagne et au vote du Sénat de gauche en décembre dernier.
Les cinq revendications de Jeudi Noir pour 2012 : http://www.jeudi-noir.org/wp-content/uploads/2012/04/5-propositions-web.pdf
* Dans immeuble standing, avec digicode et gardien. Au 6e et dernier étage, ascenseur. Jolie petite studette entièrement meublée, 10,14 m², refaite à neuf, très belle vue sur Paris, aucun vis-à-vis. Métro Alexandre Dumas, 3 mn place de la Nation, proche toutes commodités. Libre fin juin. Bail étudiant. 550 €/mois + 25 € charges. Sérieuse garantie parentale demandée. 06.82.27.18.78
Communiqué : Même en été, savoir où dormir pour pouvoir rêver…
Appel à la mobilisation !
Le 30 mai, Jeudi Noir s’associe à l’action du 115 juridique et appelle à manifester pour le maintien des places dans les centres d’hébergement d’urgences.
Le 22 mai, Cécile Duflot notre toute nouvelle Ministre du Logement annonçait une prolongation du dispositif hivernal pour l’hébergement d’urgence, pour « faire en sorte que d’ici au 31 mai (…), on ne mette plus personne à la rue ». Tic, tac, tic, tac, tic, tac, le 31 mai c’est jeudi, que fait on après ? Ne pas savoir où dormir le 1er juin serait-il plus acceptable que de ne pas savoir où dormir le 30 mai ?
Les personnes accueillies en centre d’hébergement doivent bénéficier d’une solution de logement, sans celle-ci, l’Etat doit continuer à les accueillir le 30 mai, le 31 mai, le 1er juin, le 2 juin et tous les autres jours tant qu’ils en auront besoin.
L’Etat doit continuer à les accueillir parce qu’il est inique et inhumain de remettre des gens dans la rue aux premiers beaux jours quand c’est par millions que l’on peut compter les mètres carrés de bâtiments vacants.
La loi précise que «toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence » (1) et la rupture de l’hébergement est condamnée par la justice, l’État en a déjà fait les frais à Lyon en Mai 2010 (2)
Il y a urgence à garantir l’inconditionnalité et la continuité de l’accueil en hébergement pour les personnes sans logis. L’hébergement d’urgence est un dispositif temporaire pour faire face au nombre grandissant de personnes exclues du logement mais ce n’est pas une solution à long terme.
La première solution pour ne pas avoir à héberger est de permettre aux gens de se loger et de garder leur logement. Pour cela, il faut pouvoir se loger à un prix décent en encadrant les loyers. Le logement n’est pas un bien comme un autre, c’est un besoin vital, son prix ne peut être laissé ni aux lois du marchés ni aux requins de l’immobilier.
Permettre de garder son logement, c’est aussi aider les personnes en difficulté par un accompagnement adapté et interdire les expulsions.
Pour que ceux qui dorment dans des centres d’hébergement, dans des squats, dans des foyers, dans des cabanes, dans des HLM, dans des appartements trop chers puissent continuer à y dormir et à y rêver, nous demandons :
- l’encadrement des loyers
- l’arrêt des expulsions
- l’application des lois DALO et SRU
- l’application de la loi de réquisition.
Par notre mobilisation, nous transformerons ces rêves en progrès sociaux.
Mercredi 30 mai
RDV à 17h à Place du Palais Royal
Métro palais royal – ligne 1
(1) Art. L.345-2-2 CASF
(2) http://www.fnars.org/images/stories/3_les_publics/refugies_et_migrants/reglementation/decision_ta_hebergement_lyon_mai_2010.pdf




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