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Expulsion de la place des vosges – Rassemblement de soutien le 25 octobre à 18h – 11 bis rue de Birague

Expulsion de la place des vosges – Rassemblement de soutien
le 25 octobre à 18h – 11 bis rue de Birague

Communiqué de presse Jeudi-Noir
25 octobre 2010

« Jusqu’à présent c’était un rêve », expliquait samedi matin un récent habitant de « La Marquise » à une journaliste. Mais à 7 heures du matin, samedi 23 octobre, l’Etat a mobilisé les grands moyens pour y mettre un terme et exécuter le jugement sans pitié prononcé par la cour d’appel moins de 24 heures plus tôt. Béliers et gaz lacrymos étaient de rigueur pour enfoncer les portes de la place des Vosges, déloger ses habitants et s’assurer qu’un immeuble somptueux, vide depuis 1966, le reste encore quelques années de plus. « Le temps que les pigeons reprennent possession des salles aux poutres peintes et planchers Versailles » ironise Nicolas du collectif Jeudi-Noir.

Depuis près d’un an, le collectif Jeudi Noir s’était saisi de cet incroyable scandale immobilier en plein cœur de Paris, symbole de l’incurie des pouvoirs publics et du cynisme de quelques rentiers, pour loger 33 jeunes précaires et attirer l’attention de l’opinion sur le mal-logement. A l’endroit où est née la Marquise de Sévigné, c’est tout un quartier qui s’était réveillé, c’est un groupe militant qui avait animé quantité d’animation culturelles, de débats politiques et autres visites touristiques ou distributions de paniers de fruits et légumes AMAP, avec le soutien d’une improbable coalition allant de la mairie de Paris au conseil régional, du NPA au député UMP Etienne Pinte, en passant par le PG, Europe Ecologie, le Modem, le PS et tant d’autres militants de la Fondation Abbé Pierre, du DAL, de Sud ou d’ailleurs.

Jusqu’au gaz lacrymogène des policiers au matin du samedi 23 octobre s’inventait ici l’espoir d’une vie différente. Mais la rentière millionnaire a gagné : les étudiants et travailleurs pauvres qui avaient élu domicile dans ce bâtiment qu’elle avait abandonné sont à la rue. A la place, deux vigiles et deux chiens policiers tournent en rond dans le bâtiment vide. La suite >

Newsletter 10 mars 2010

Sur le libéblog / Les promesses de madame Pécresse

A lire ici http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/logement/2010/03/le-21-janvier-dernier-nous-avions-profit%C3%A9—dun-meeting-de-lump- %C3%A0-deux-pas-de-la-place-des-vosges-pour-interpeller—val.html

et RDV samedi13 mars à 15H place de la République à Paris pour manifester contre la reprise des expulsions ! A tres bientot L’équipe de Jeudi-Noir


Les promesses de madame Pécresse

Le 21 janvier dernier, nous avions profité d’un meeting de l’UMP à deux pas de la place des Vosges pour interpeller Valérie Pécresse sur les problèmes de logement en Ile-de-France, en particulier pour les jeunes. Comme les gardes du corps de François Fillon s’étaient invités (gentiment) dans la discussion, Valérie Pécresse nous a conviés quelques semaines plus tard sur sa péniche de campagne. A vrai dire, il n’y a pas eu d’annonces fracassantes. Enfin, presque, mais vous allez voir…

Nous étions donc reçus par la candidate et pas par la ministre, c’est-à-dire par celle qui fait les promesses et pas par celle qui est censée les tenir. Premier point, qui peut être réellement intéressant, elle ne veut pas faire de distinction entre étudiants, apprentis, jeunes travailleurs… Si elle devient présidente de la Région, elle veut construire des logements pour tous ! Comme il y a un véritable manque de logements, il faut faire feu de tout bois (je vous passe le couplet « Huchon, l’a rien foutu »).

Une chance, elle est tombée sur un architecte –un vrai– Wilmotte, il s’appelle. Il propose de faire des petits cubes en bois, 13m2 pour les célibataires, 24m2 pour les couples. On pose le tout sur une barge placée en bord de Seine, comme ça pas de problème de foncier à résoudre. Il y a le même projet à Lyon. Cependant, comme dans Paris intra-muros, c’est un peu difficile de placer des barges sur tous les quais, Valérie propose un autre projet, de Jean Nouvel celui-là : un pont habité sur la Seine, du côté de Tolbiac. Au premier niveau, des commerces et restaurants qui financent la construction, au deuxième niveau un « Learning Center », et au troisième, 1000 chambres étudiantes. J’ai quelques doutes sur les 1000 chambres. Même en les montant sur 2 niveaux, ça nécessiterait de couvrir la Seine sur plusieurs centaines de mètres de long, sans parler des problèmes d’éclairage.

Bref, de grands projets, très beaux, censés coûter moins chers que des constructions classiques, mais qui sont plus de l’ordre du gadget que d’une véritable politique de logement. Quand on fait remarquer que c’est très bien de vouloir construire –c’est nécessaire– mais qu’on pourrait peut-être commencer par ne pas démolir, en donnant l’exemple de la Cité Universitaire Jean Zay à Anthony, Valérie Pécresse s’exclame « mais vous savez très bien que c’est un problème politique », rappelle que le département des Hauts-de-Seine s’est engagé à remplacer les chambres démolies (où ? quand ?) et change de sujet.

C’est vrai, quelle naïveté de notre part aussi de vouloir parler de problème politique avec une tête de liste aux régionales, accessoirement ministre responsable des CROUS… Intéressons-nous plutôt aux vrais sujets ! D’ailleurs, avons-nous un casier judiciaire vierge ? Après tout, Jean Perrin, l’inénarrable président de l’UNPI (l’Union Nationale de la Propriété Immobilière) nous a bien comparés à des pirates qui prennent les enfants en otage dans les maternelles… Aussi, quand on émet un doute sur les engagements de la ministre, par exemple à propos des travaux du 24, rue de la Harpe qui n’ont toujours pas commencé plusieurs mois après la date prévue, elle est toute surprise et s’engage à vérifier ce qu’on lui dit, ce qui est très gentil de sa part. Enfin, on aborde presque au hasard le sujet de la Marquise, et là, on s’entend répondre que les habitants étudiants pourraient peut-être obtenir une chambre en CROUS jusqu’en août prochain… Quel dommage qu’ils ne l’aient pas obtenue en septembre dernier !

• Christophe Driesbach (Jeudi Noir)

Marche sur l’Elysée vendredi 15 janvier 11h

Nouvelle délégation à l’Élysée pour connaître la réponse du Chef de l’État sur l’application de la Loi de réquisition Rendez vous à 11h vendredi 15 janvier 2010, à la sortie du métro Miromesnil.

CDSL – COPAF – DAL – Jeudi noir

COMMUNIQUE Paris le 12 janvier 2009

Suite à la marche de noël pour l’application de la Loi de réquisition, une délégation des mouvements DAL Jeudi noir, CDSL, COPAF, avec Jacques Gaillot, Albert Jacquard, Josiane Balasko, olivier Besancenot, Augustin legrand ont déposé des demande réquisition au président de la république le 22 décembre.

Refoulée par la police, la délégation avait été contrainte d’envoyer par courrier RAR les demandes.

Trois semaines plus tard, la même délégation se rend à nouveau à l’Elysée, pour demander à être reçu et connaître la réponse du chef de l’Etat concernant la mise en oeuvre de cette loi de la République.

Rendez vous à 11h vendredi 15 janvier 2009, à la sortie du métro Miromesnil.

A Vendredi ! L’équipe de Jeudi-Noir


Journée d’actions pour l’application de la loi de réquisition !

Alors que la crise du logement s’aggrave, il y a 1,8 millions de logements vacants en France, dont 330 000 en ile de France et 122 000 à Paris, selon l’INSEE. Ils sont vides par négligence, par calcul mercantile, par refus égoïste de louer … et ceci, sans compter les millions de mètres carrés de locaux et de bureaux également inoccupés …

Ces logements sont vacants alors que 15 000 ménages en ile de France dont 10000 à Paris sont reconnus prioritaires et attendent que les Préfet les reloge comme les y oblige la loi DALO

Ils sont vacants, alors que des artistes, des précaires, des intermittents des jeunes, des étudiants, ou des mal-logés réquisitionnent des espaces vacants pour se loger, en faire des lieux de vie, de travail et d’échange. Ils restent vides lorsque les habitants en ont été expulsés, comme 69 rue de Sèvre …,

Ils sont vacants depuis parfois des décennies, comme le 1 bis place des Vosges réquisitionné depuis le 27 octobre .

Ils sont vides et pourraient servir de logements « tiroir » pour les résidents de foyers en réhabilitation plutôt que les expulser et les laisser dehors comme rue David d’Angers.

Ils sont inoccupés alors que des demandeurs d’asile et des sans abris se cachent pour dormir dans des squares et des sous bois ;

Ils sont vides, alors que les sans abris meurent plus nombreux chaque année, que les enfants des taudis sont atteint de saturnisme, que les famille entières sont en errance sans pouvoir assurer une vie et une scolarité décente à leurs enfants, car ils sont privés de logement

Ils sont vides alors que les marchands de sommeil, les spéculateurs et les bailleurs privés font leur beurre, que les couches populaires sont chassées des centres, que les jeunes et les étudiants ne peuvent plus se loger que les locataires se serrent de plus en plus la ceinture pour payer leur loyer…

Ils sont vides, alors que 1,3 millions de familles attendent un HLM, dont 300 000 familles en Ile de France, que le nombre d’expulsions sans relogement est en hausse à cause de la spéculation et de la flambée des loyers.

L’État est en faute, car il refuse d’appliquer la loi de réquisition, il piétine la loi DALO. Or la loi de réquisition a été utilisée avec succès depuis sa création en 1945, notamment en 1995 et 1996, suite à l’occupation de la rue du Dragon par des sans logis, des associations, l’Abbé Pierre, et beaucoup d’autres..

De plus en plus de voix réclament l’application de la loi de réquisition, comme le Comité de suivi de la loi DALO.

La décision appartient au Gouvernement, en donnant instruction aux Préfets d’appliquer la loi, tout simplement !