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Jeudi Noir remet à Benoist Apparu la « brique d’Or » du meilleur embobineur du gouvernement

Jeudi Noir Remet la brique d’or du Baratineur… par jeudinoir

Au lendemain des annonces du président-candidat sur le logement, le collectif des mal-logés a voulu rendre hommage aux talents d’embobineur du secrétaire d’Etat au logement. Le bilan de son président sur le front du logement est très mauvais, mais il persiste à le faire passer pour excellent !

Leurs mesures depuis 5 ans ont systématiquement favorisé les promoteurs au détriment des précaires et des classes moyennes, obligés de payer des loyers délirants ou de s’endetter pour trente ans. Aujourd’hui on veut nous faire croire que la densification des villes va faire baisser les loyers, alors que même les promoteurs affirment le contraire ! Un récent rapport parlementaire signale qu’il manque 70000 places d’hébergement au 115 et que le nombre de sans abris aurait doublé depuis 2005. Selon l’Union Européenne, la France est le plus mauvais élève sur la question sans-abri avec deux fois plus de SDF que l’Espagne et trois fois plus que la Pologne ! Cette nuit, 35 sdf parisiens ayant appelés le 115 sont restés dehors et combien qui n’appellent même plus?

Ce lundi soir à 18h, lors de la remise du grand prix de l’urbanisme à la cité de l’architecture, Jeudi noir a remis sa brique d’or à Benoist Apparu.

Il est temps de congédier cette équipe qui n’aura réussi qu’à augmenter la crise du logement ! Il faut encadrer les loyers abusifs, quels que soit leur surface, et construire des logements à faibles loyers dans les terrains de l’Etat. Jeudi Noir s’inscruste dans la campagne présidentielles pour faire entendre ses propositions.

simulation taxe JN

Taxe sur les micro-logements : Jeudi Noir propose ses « aides à la Bricq »

La taxe « Jeudi-noir » sur les micro-logements, proposée par le secrétaire d’Etat au logement Benoist Apparu, a été supprimée par le Sénat sur proposition de la sénatrice socialiste Nicole Bricq. A cette occasion, le collectif propose un dispositif spécial d’aides à la Bricq qui rappelle l’intérêt mais aussi les limites d’un tel dispositif.

La régulation des loyers des micro-logements est une demande portée par le collectif Jeudi Noir depuis sa constitution en 2007. Ces très petits logements, au cœur des agglomérations, présentent les loyers les plus chers au mètre carré. L’explication : la forte rotation de ce parc due à la mobilité des étudiants et jeunes travailleurs permet aux propriétaires de fixer un nouveau loyer sans aucun encadrement à chaque nouveau locataire. De plus, les premiers mètres carrés sont vitaux pour les mal-logés, qu isont donc prêts à y consacrer l’essentiel de leurs revenus, sous peine de finir à la rue. Ajoutez-y un système d’aides au logement versées par les CAF qui pousse les prix à la hausse. Le tout dans un contexte de pénurie de logements abordables pour les petits budgets et vous obtenez des loyers au mètre carré qui atteignent le double des prix moyens du marché, déjà très élevés.
Cette taxe, qui vise à écrêter les loyers au mètre carré, représenterait un fort levier puisque tout dépassement du plafond serait quasi-intégralement confisqué par la taxe (et l’impôt foncier). L’intérêt du propriétaire serait alors de modérer son loyer, s’assurant par la même occasion une plus grande stabilité de son locataire et un moindre risque d’impayé (voir graphique made in jeudi Noir ci-dessous).

En revanche, si cette taxe est correctement calibrée en termes de prix, elle perd une grande partie de son intérêt en se limitant aux seuls logements de moins de 14 m² et moins. En effet, les prix délirants (à plus de 45 euros par m²) concernent en réalité un marché beaucoup plus étendu (voir graphique made in jeudi Noir ci-dessous).

Légende : prix au m² hors charges relevés sur le site PAP en Ile-de-France de mars à août 2011, selon la surface et le nombre de pièces. A titre indicatif figurent les plafonds de loyer HLM (PLAI, PLUS et PLS) ainsi que le périmètre d’application de la taxe sur les micro-logements (en noir).

Moralité : Jeudi Noir recommande dans l’immédiat aux députés de restaurer ce dispositif en l’étendant à tous les logements et non aux seuls logements de 14 m² et moins. Surtout, il leur demande un brin d’audace : si des loyers sont jugés indécents, il faut les interdire. Il ne faut donc pas surtaxer les loyers trop élevés, mais les plafonner, pour éviter un risque non-négligeable : que les bailleurs peu scrupuleux se fassent taxer sans pour autant baisser leurs loyers. Cela profiterait au Trésor public, mais pas aux locataires…

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Chevènement / Un ancien ministre, ça déménage ou ça ferme sa gueule

Un ancien ministre, ça déménage ou ça ferme sa gueule

“Qu’on ait 20 ans, qu’on soit grand père, quand on est filou, on est filou.”

Chevènement – Apparu et les HLM : la mauvaise foi n’a pas d’âge

Jean-Pierre Chevènement, alias le « Che » en référence à son nom plutôt qu’à ses faits d’armes, ex-ministre à répétition, toujours sénateur du Territoire de Belfort, malgré sa retraite républicaine et ses confortables indemnités, traîne ses souliers dans les logements sociaux. Outre le HLM qu’il a occupé pendant une vingtaine d’années à Belfort et quitté en 2008, le Che occupe actuellement un logement social de 120 m² moitié moins cher que le prix du marché, dans le très prisé arrondissement parisien de Jean Tiberi (5e), tout près du Panthéon. Or, le Panthéon est réservé aux grands hommes, et les logements sociaux aux petits budgets. Autant dire qu’il n’y est pas à sa place…

Pour ajouter du piment à l’histoire, le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu, l’homme qui ose tout et son contraire, a osé faire la morale à Jean-Pierre Chevènement : « M. Chevènement est dans les clous de la loi. (…) C’est son problème, lui, dans sa glace, avec sa morale ». Et dans sa glace à lui, Benoist Apparu, que voit-il ?

Entre 2002 et 2008, assistant parlementaire puis chef de cabinet de Xavier Darcos au ministère délégué à l’Enseignement scolaire puis à la Coopération, et enfin député de la Marne, Benoist Apparu a occupé un HLM dans le 4e arrondissement de Paris. Pour un loyer de 672 euros, le modeste député-qui-monte profitait dun 45 m2, tandis que, pour le même prix, les étudiants et les jeunes travailleurs n’ont le droit qu’à un studio.

En 2008, après avoir été épinglé dans la presse, en plein scandale Bolufer, notre nécessiteux eut la présence d’esprit de rendre les clés de son logement social en douce. Il faut dire que le directeur de cabinet de la ministre du Logement de l’époque, qui occupait un luxueux appartement sur le contingent des logements sociaux de la mairie de Paris, avait été poussé à la démission.

Il n’y a que les filous et les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Jeudi Noir souhaite au « Che » de faire de même, ou, s’il résiste au bon sens, aux cris de hasta la victoria siempre, nous appelons Benoist Apparu à faire une exception à la trêve hivernale.

Les logements sociaux sont un bien commun et doivent bénéficier aux plus en galère. Les solutions existent pour inciter les plus riches à quitter les logements sociaux :

-   Faire payer un surloyer de solidarité réellement dissuasif aux riches occupants des logements sociaux et moduler les loyers des HLM en fonction des revenus de leurs locataires

-  Donner la priorité aux ménages modestes dans les logements sociaux, en finançant des logements très sociaux (PLAI) et sociaux (PLUS), plutôt que des logements sociaux pour classes moyennes supérieures (PLS). Mais cela nécessiterait d’augmenter les aides aides à la pierre que Benoist Apparu a drastiquement diminuées…

-   Encadrer les loyers du parc privé pour que les anciens ministres sans le sou puissent y loger dignement et à moindre frais.

Jeudi Noir appelle les anciens, les actuels et les futurs ministre à participer à la Nuit solidaire pour le logement de ce soir, 10 novembre, au Trocadéro, aux côtés des associations de soutien aux mal-logés, pour qu’ils comprennent qui a vraiment besoin de logements à prix réduits.

www.jeudi-noir.org

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Scandale des agences immobilières, flambée des loyers : Jeudi Noir fait sa rentrée.

Le collectif des galériens du logement vous invite  à une action festive

mercredi 31 août à 12h

devant le 24 rue de la Banque, métro Bourse (2).

Depuis cinq ans maintenant le collectif Jeudi Noir dénonce l’inaction des pouvoirs publics pour enrayer la flambée des prix du logement dans les villes, dont les loyers faramineux pénalisent en premier les jeunes et les précaires, forcés à la mobilité pour leurs études ou la recherche de travail. Au moment de rechercher une chambre ou une studette, nous subissons un véritable racket de la part des propriétaires qui s’imaginent que leur 9 m² souplex est en or massif, mais aussi de la part des agences immobilières qui font grassement leur beurre sur ce juteux business. Loyers et honoraires stratosphériques, demandes de pièces illégales dans 62 % des cas, les agences n’ont pas hésité à demander des documents interdits par la loi, comme l’attestation de l’employeur (46 % des cas), l’attestation du précédent bailleur (10 %), la photographie d’identité (10 %), discrimination intensive des profils douteux…

Jeudi Noir tire depuis des années la sonnette d’alarme, mais rien ne vient. Les augmentations de loyer au changement de bail ne sont pas encadrées, les pratiques illégales ne sont quasiment jamais contrôlées, et même les scandaleuses agences de listes, dont 70% sont en fraude selon une étude de la DGCCRF, continuent de sévir. Ce mois-ci, c’est au tour de l’UFC Que choisir (de tirer la sonnette l’alarme pour réclamer) d’en appeler à l’intervention des pouvoirs publics et un grand nettoyage du secteur.

Le collectif Jeudi Noir n’ose plus espérer une réaction de la part du gouvernement actuel, qui s’est bien abstenu depuis quatre ans de prendre des mesures réellement efficaces contre la crise du logement, et a surtout encouragé la flambée des prix à grand coups d’exonérations d’impôts pour les investissements immobiliers. Au même titre que la Mairie de Paris, il a accéléré la transformation galopante de logements en bureaux, le rejet des classes populaires toujours plus loin pour céder la place aux couples aisés, et laissé des millions de mètres carrés de locaux désespérément vides.

Mais une petite visite festive est toujours l’occasion de boire un verre, de chanter et danser en repensant avec les aînés (du) au ? bon vieux temps où l’on pouvait se loger à Paris quand on gagnait le smic, quand nos gouvernants faisaient un peu moins de com’ et un peu plus d’action, quand on considérait la jeunesse comme un espoir et pas comme une variable d’ajustement budgétaire.

www.jeudi-noir.org

Logement : l’Appel du Nouvel Observateur

Charleville-Mézières, décembre 2006. Nicolas Sarkozy lance en pleine campagne présidentielle : « Je veux que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l’hébergement, c’est une obligation humaine ».

Paris, juillet 2011. Des centaines de familles sont contraintes de trouver refuge dans les services d’urgence des hôpitaux déjà débordés. Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, jette l’éponge après 18 ans de service.

Le constat est amer. Le nombre de mal-logés, de sans-abris ne fait qu’augmenter. Seule une volonté politique déterminée permet de vaincre la misère sociale. La France a-t-elle baissé les bras ? Que répondre aux trois millions et demi de mal-logés ? Au plus de 100.000 personnes qui vivent « dans la rue » ou passent de foyers en chambres d’hôtel ?

Monsieur le Président, où sont vos promesses ?

Associations, travailleurs sociaux, médecins, bénévoles ou simples citoyens, ne peuvent plus faire face. A des besoins grandissants, on répond par des budgets, déjà étriqués, amputés en 2011 de 41 millions d’euros. Vous préconisez des solutions pérennes. Mais où sont-elles ? Votre ministre du Logement affirme vouloir diminuer le nombre de places d’hôtels pour les remplacer par « des places de logements ». Comment croire que cette nouvelle promesse ne restera pas, une fois de plus, lettre morte ?

Donnez-nous des garanties ! Appliquez enfin le droit au logement opposable (DALO). Prenez des mesures pour mobiliser les bureaux et appartements laissés vacants à la faveur de la spéculation immobilière. Arrêtez de fermer des places d’hébergement d’urgence. Empêchez les expulsions sans solution de relogement. Sortons de cette logique purement financière. Cessons d’abandonner ainsi à la violence de la rue des milliers d’hommes et de femmes. N’attendez pas l’échéance présidentielle, monsieur Sarkozy, tenez enfin vos promesses.

Ce texte est soutenu par : Emmaüs France, La Fondation Abbé Pierre, L’Uniopss, Emmaüs Solidarité, Advocacy France, France Terre D’Asile, Jean-Baptiste Eyraud (porte-parole du DAL), la Fnars, le Secours Catholique, l’Association des Cités du Secours Catholique, le Collectif Les Morts de la Rue, Bernard Devert (président de la Fédération Habitat et Humanisme), Sylvain Cuzent (DG Centre d’action sociale protestant), Les Enfants de Don Quichotte, Mouvement ATD Quart Monde, La Fédération d’Aide à la Santé Mentale Croix-Marine, Jean-Marie Faucher (DG ARAPEJ Ile de France), le CHRS Fondation Mérice, la Ligue des droits de l’Homme, le Collectif Jeudi Noir, Médecins du Monde, Maud Bigot (Coordination nationale des professionnels de l’urgence sociale).

Les premiers signataires : Fadela Amara, Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault, Josiane Balasko, Patrick Bloche, Pascale Boistard, Alain Bocquet, Richard Bohringer, Carole Bouquet, Jean-Paul Carceles, Nathalie Corre, Emmanuelle Cosse, Bertrand Delanoë, Harlem Désir, Cécile Duflot, Rémi Féraud, Christophe Girard, Anne Hidalgo, François Hollande, Myriam El Khomri, Pierre Laurent, Augustin Legrand, Corinne Lepage, Arnaud Montebourg, Thierry Repentin, Ségolène Royal, Dominique Sopo, Olga Trostiansky,Manuel Valls, Dominique Versini, Dominique Voynet, Jean-Paul Huchon…

Signez la pétition sur le site du Nouvel Observateur