Comprendre le mal-logement

Les cinq propositions du collectif Jeudi Noir

Nous savons que l’amélioration des conditions de logement pour les jeunes viendra d’une régulation générale des loyers.

Aux candidats à la présidentielle de les intégrer dans leurs programmes !Watch movie online Get Out (2017)

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Jeudi Noir à l'Elysée

I) INTERDICTION DES LOYERS A LA CON

Depuis plus de dix ans ça flambe tandis que les revenus stagnent. Il est illusoire de croire encore à une régulation « naturelle » du marché.

Nous proposons :
● Plafonnement des loyers en fonction des prix du
voisinage (miroir des loyers sur le modèle allemand).
● Baisse réglementaire des loyers dans les zones les plus
tendues (jusqu’à moins 20% à Paris).
● Application de l’IRL aux relocations.

Cette limitation des loyers, qui ne coûte rien, permettra de réduire l’énorme facture des APL.

Cela fera mécaniquement baisser le prix de vente des logements dans les grandes villes mais pas le nombre de logements mis sur le marché ! Un logement loué sera toujours plus rentable qu’un logement ou un terrain vide.

II) 30 % DE LOGEMENTS SOCIAUX PAR VILLE

Les logements sociaux, un million de ménages en attendent, mais certains maires les refusent dans leur ville ! Ça suffit.

Nous proposons :
● Application de la loi SRU à 30% de vrais logements sociaux (hors PLS) dans les communes concernées, dans les arrondissements, et dans chaque programme ou acquisition de plus de 10 logements.
● Inéligibilité et transfert des pouvoirs d’urbanisme du maire au préfet en cas de non respect des efforts de rattrapage prévus.
● Mise à disposition des immeubles ou terrains publics vacants pour la création de vrais logements sociaux.
● Création de places pour les étudiants en cité U et HLM.
● Garantie du financement du logement social par le livret A.

La lenteur du développement du logement social est due au manque de subventions de l’Etat, mais aussi à la frilosité des maires.

III) REQUISITION !

10% de logements vacants en moyenne dans les grandes agglomérations, des millions de mètres carrés de bureaux vides… La plupart de ces espaces pourraient être transformés rapidement en logements. C’est bien évidemment un scandale de les laisser vides quand tant de gens dorment dans la rue.

Nous proposons :
● Application de la loi de 1945 qui autorise le préfet à forcer pendant cinq ans le propriétaire d’un logement vide à percevoir des loyers (loi de réquisition).
● Triplement, application aux bureaux, et extension à toutes les communes SRU de la taxe sur les logements vacants.

La réquisition n’est pas une expropriation. Lorsqu’un propriétaire laisse son bien à l’abandon pendant des années, l’obliger à percevoir des loyers va dans le sens de l’intérêt général.

IV) UN ACCES GARANTI AU LOGEMENT

Les études se suivent et se ressemblent : les agences immobilières fraudent largement la loi, en toute impunité. Les bailleurs particuliers n’hésitent pas eux non plus à pratiquer la discrimination massive des candidats. Parce que la pénurie n’est pas une excuse à l’injustice, il est urgent d’agir.

Nous proposons :
● Création d’un dossier type de demande de logement avec liste limitative des pièces à fournir.
● Création d’une mutuelle de cautionnement et de garantie obligatoire qui remplacera tous les garants physiques.
● Sanctions pour les agences immobilières hors la loi, interdiction des agences de listes.

Ces mesures de bon sens ne réduiront pas l’offre de logement. Elles simplifieront la vie aussi bien des locataires que des bailleurs. Et rétabliront un peu d’impartialité dans le marché de logement.

V) PLUS D’EXPULSION SANS RELOGEMENT

Qui peut s’imaginer que mettre des gens à la rue constitue une mesure rationnelle de lutte contre la précarité ? Il coûte beaucoup plus cher à l’Etat de payer les dégâts humains de la mise à la rue, que de maintenir chez eux les personnes en situation d’impayés de loyer.

Nous proposons :
● Interdiction de toutes les expulsions sans relogement avec indemnisation des propriétaires le temps de trouver une solution de relogement.
● Interdiction du congé pour vente.

Aujourd’hui l’Etat paie très cher l’hébergement en hôtel des foyers en attente de relogement. Nous payons les frais de justice et de police relatifs à l’expulsion. La vie à la rue provoque des dégâts sur la santé physique et mentale. Notre économie a largement les moyens d’éviter toutes les mises à la rue.

C’est simple, c’est clair, ça coûte pas cher, alors…

QU’EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ POUR METTRE TOUT ÇA DANS VOTRE PROGRAMME ?

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Jeudi Noir ou les « nouveaux militants »

Mémoire_ Jeudi Noir ou les _nouveaux_ militants1

Mémoire de Master 2 de sociologie politique soutenu à l’Université Paris 1. « Jeudi Noir ou les nouveaux militants », par Simon Cottin-Marx

contacter l’auteur: simon@jeudi-noir.org

Logement : des conseils pratiques

Conseils pratiques

ADIL

• Pour tout conseil pratique sur le logement, n’hésitez pas à contacter les Associations départementales d’informations sur le logement (ADIL), une association publique qui aide les mal-logés et donne des conseils juridiques : www.adil75.org/permanences.htm : http://www.anil.org/fr/votre-adil/i…. Site : http://www.adil75.org/, E-mail : contact@adil75.org 46 bis, boulevard Edgar Quinet, 75014 PARIS, Tel : 01 42 79 50 50 contact@adil75.org ; conseil@adil78.org ; adil.91@wanadoo.fr ; adil93@wanadoo.fr ;

En cas d’impayés et de risque d’expulsion locative

• SOS Loyers impayés – 0805 160 075 – Un numéro vert pour les propriétaires et les locataires

• Si vous craignez une expulsion locative, si vous n’arrivez plus à payer vos loyers, la Fondation Abbé Pierre a mis en place une plate-forme d’aide téléphonique : 0810 001 505 (prix d’un appel local).

Étudiants

• Si vous êtes étudiant : Guide du logement étudiant : http://www.lmde.com/fileadmin/pdf/a…

• Une analyse assez technique de la colocation par l’ANIL : http://www.anil.org/fileadmin/ANIL/… http://www.anil.org/fileadmin/ANIL/…

Accédants à la propriété

• Conseil de l’ADIL en cas d’achat : http://www.anil.org/fr/publications…

Se loger Vos démarches différeront selon le type de logement que vous recherchez.


Se loger dans le privé • Recherche d’un logement • Justificatifs et caution • A payer à la signature du bail


Se loger en HLM • Conditions • Délais d’obtention • Démarches • Droit au Logement Opposable • Le formulaire DALO est disponible ici • Supplément de Loyer Solidarité


Aides financières • Aide personnalisée au logement (APL) • Allocation logement (AL)


Caution et garanties • Caution

Quelques conseils de base

Dans un premier temps, avez-vous réfléchi à savoir si vous souhaitez vivre seul ou en communauté ? En fonction de votre souhait, plusieurs solutions de logement existent : cité U, foyers étudiants, résidences services pour étudiants, location, colocation, chambre chez l’habitant…

Lorsqu’un appartement vous plaît, il vous faut remettre un dossier au propriétaire ou à l’agence de location, voici les documents indispensables à fournir :
- la photocopie de votre pièce d’identité,
- votre carte d’étudiant,
- votre titre de séjour si vous êtes étranger (hors UE),
- les quittances de loyer de votre précédent appartement,
- vos trois derniers bulletins de salaire, ou ceux de votre garant, ainsi que le dernier avis d’imposition,
- un chèque de caution.

Vous avez trouvé votre appartement, n’oubliez pas qu’en tant que locataire vous avez des droits mais aussi des devoirs envers le propriétaire.

Être locataire c’est :

Signer un contrat de bail

Vous devez exiger un contrat écrit, qui doit obligatoirement contenir :
- le nom du propriétaire et son adresse,
- la date de prise d’effet du contrat de bail et sa durée,
- une description du logement et l’inventaire détaillé de son mobilier s’il est loué meublé,
- le montant du loyer et des charges et les modalités de paiement,
- le montant du dépôt de garantie, s’il y en a un.

Mais ce contrat ne doit pas vous imposer :
- de payer votre loyer par prélèvement automatique sur votre compte courant,
- de souscrire une assurance auprès d’une compagnie choisie par le propriétaire.

Le propriétaire ne peut pas non plus vous demander de fournir : une photo d’identité, votre carte vitale, un chèque de réservation de logement, un extrait de casier judiciaire, etc.

Faire un état des lieux

Il s’agit de visiter l’appartement en compagnie du propriétaire ou de l’agent immobilier afin de décrire son état. Il faut être très vigilant et mentionner toutes les imperfections ou dégradations, même anodines (tâches sur la moquette, serrure qui fonctionne mal, etc.). Sinon, vous risquez de devoir payer les réparations lorsque vous quitterez le logement !

Payer le loyer et les charges en temps voulu

Entretenir le logement et effectuer les réparations courantes qui s’imposent (Propreté des peintures, entretien de la robinetterie, ramonage, etc.)

Vous souhaitez quitter votre logement avant la fin du contrat de bail ? Vous devez avertir votre propriétaire par lettre recommandée avec accusé de réception au minimum 3 mois avant votre départ (1 mois pour les locations meublées).

Souscrire une assurance habitation

La loi impose d’assurer son logement. C’est aussi une démarche essentielle pour vivre son indépendance sans mauvaises surprises. Explications…

S’assurer c’est indispensable :

Pour protéger votre logement Les locataires sont responsables des dommages causés pendant toute la durée de la location (même ceux survenus en leur absence !). Dégât des eaux, incendie… les réparations peuvent coûter cher. Elles seront couvertes par votre assurance !

Pour protéger vos biens… …contre le vol, les incendies, explosions ou encore les dégâts des eaux. Ainsi vous pourrez être dédommagé si vos biens (meubles, vêtements, électroménager, informatique, etc.) sont volés, détruits ou détériorés.

Pour préserver votre tranquillité Les contrats d’assurance peuvent aussi prévoir :
- L’assistance « habitation » : pour être aidé en cas de problème urgent survenant chez vous (envoi d’un plombier en cas de fuite d’eau, d’un serrurier si vous avez perdu vos clés, etc.),
- L’assistance « juridique » : pour obtenir des conseils sur vos droits,
- La garantie « dommages corporels » : pour être indemnisé si un accident vous laisse des séquelles importantes.

Que faire en cas de sinistre ?

- Prenez les mesures d’urgence nécessaires pour limiter les dégâts et protéger vos biens : fermer le robinet d’arrivée d’eau, couper l’électricité, etc.
- Prévenez rapidement votre assureur : vous disposez de 5 jours ouvrés (2 jours ouvrés en cas de vol) pour déclarer un sinistre.

Il s’agit d’un dégât des eaux ? Remplissez un constat amiable, c’est ce document, complété et signé, qui servira de déclaration de sinistre.

- Recueillez les témoignages éventuels et établissez l’estimation de vos pertes. Transmettez sans tarder à votre assureur tous ces éléments, ainsi que tout document relatif au sinistre (lettre, convocation, etc.) au fur et à mesure de leur réception.

Aide au logement

Vous allez emménager dans un appartement ou une résidence universitaire, vous aurez sans doute droit à une aide au logement. La Caisse d’Allocations Familiales (CAF) détermine cette aide par rapport à vos revenus, à votre zone géographique de résidence, la taille du logement et le fait d’être boursier ou non.

Dès que vous connaissez votre date d’entrée dans le logement, vous pouvez faire votre demande d’aide. Ne tardez pas à la faire une fois que vous avez emménagé sinon vous risquez de perdre vos droits.

Liens utiles

Retrouvez sur www.lmde.com rubrique logement, un guide complet de 27 pages pour vous aider à franchir toutes les étapes de votre installation.

www.caf.fr www.cnous.fr www.locapass.fr

Le squat collectif autogéré, une alternative. Par Thomas Dawance

PDF - 159.3 ko

Alternatives économiques : Les nouveaux militants par Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould

Alternatives économiques : Les nouveaux militants par Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould

Les nouveaux militants par Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould Ed. Les Petits matins, 2008, 250 p., 17 euros

Ils défilent avec des masques blancs pour demander une rémunération des stages, sabrent le champagne pour dénoncer les loyers excessifs, barbouillent les affiches publicitaires… Ces « nouveaux militants » de la galaxie contestataire ont été suivis et analysés par deux journalistes, dont Laurent Jeanneau d’Alternatives Economiques.

D’un côté, les pitreries des clowns et autres imposteurs proposent la dérision pour redonner des couleurs à la grisaille du paysage militant traditionnel. De l’autre, les mouvements plus « sérieux », tels que Génération précaire ou Jeudi-noir, portent des revendications concrètes. En tirant sur les ficelles médiatiques avec aisance.

Nouvelle militance ou simple ravalement de façade ? Ces activistes contemporains ne se substitueront pas aux syndicats et aux partis politiques, indispensables à nos systèmes démocratiques. Mais leur rupture avec les modes d’engagement traditionnel est profonde. Fini le dévouement aux grandes causes théorisées par une idéologie totalisante. Place aux revendications ponctuelles et concrètes, quitte à rester un mouvement éphémère. Pour ces nouveaux militants, le Grand soir ne se lèvera pas. L’occasion pour les auteurs de compléter leur analyse par une intéressante conversation avec le philosophe Michel Benasayag.

Claire Alet Ringenbach

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